BMW est un constructeur automobile allemand installé à Munich, qui vend des berlines, des breaks, des SUV et des électriques au-dessus du tarif des marques généralistes. En France, 60 903 voitures particulières neuves ont été immatriculées sous ce nom en 2025, soit 3,73 % du marché. Le groupe possède aussi MINI, Rolls-Royce et une division moto. La gamme neuve démarre à 36 850 € et ne s’arrête qu’au-delà de 100 000 €.
Ce que veut dire BMW, et pourquoi tant de gens écrivent « BMV »
Le sigle abrège Bayerische Motoren Werke, soit « ateliers bavarois de moteurs ». La société naît à Munich en 1916 pour fabriquer des moteurs d’avion, et sa première automobile, la Dixi, sort en 1928.
La graphie fautive la plus répandue est « BMV ». Elle vient de l’allemand, où la lettre W se prononce comme notre V : le nom s’entend « bé-em-vé », et beaucoup l’écrivent comme ils l’entendent. En France circulent aussi « BM » et « une Béhème », aux États-Unis « Bimmer » pour les voitures et « Beemer » pour les motos. Le rond bleu et blanc, lui, reprend les couleurs du drapeau bavarois. L’hélice d’avion qu’on croit y voir vient d’une publicité de 1929.
Les appellations obéissent à une règle stable. Le premier chiffre donne la série, les deux suivants le niveau de puissance, sans plus aucun lien avec la cylindrée : la Série 1 120 de 170 ch loge un trois-cylindres de 1 499 cm3, pas un 2,0 litres. La lettre finale indique l’énergie : « d » pour diesel, « i » pour essence, « e » pour hybride rechargeable. Un « i » placé devant le nom signale une électrique, un « X » un SUV, un « M » la division sportive. « xDrive » désigne les quatre roues motrices, « Touring » le break.
Les prix de la gamme BMW, de 36 850 € à plus de 100 000 €
Ces tarifs sont ceux du réseau français au 28 mai 2026, pour la version la moins chère de chaque modèle, frais de mise à la route compris.
| Modèle | Version d’entrée | Prix |
|---|---|---|
| Série 1 | 116, 122 ch essence | 36 850 € |
| X1 | iX1 eDrive20, électrique | 46 990 € |
| Série 3 berline | 318i, 156 ch | 50 950 € |
| Série 4 coupé | 420i, 184 ch | 56 450 € |
| i4 | eDrive35, 286 ch | 57 850 € |
| iX3 | iX3 40, 320 ch | 64 950 € |
| Série 5 berline | 520i, 208 ch | 65 150 € |
| X3 | 20 xDrive, 208 ch | 65 950 € |
| M2 Coupé | 480 ch | 87 800 € |
| iX | xDrive45, 408 ch | 89 400 € |
Sur le X1, l’électrique est la version la moins chère du catalogue, et l’ordre habituel des prix se retrouve inversé. L’iX1 eDrive20 s’affiche 46 990 €, le diesel sDrive20d 50 850 €, l’hybride rechargeable xDrive25e 57 150 €. Acheter le X1 thermique revient donc à payer plus cher pour être exposé au malus au poids dont l’électrique est exemptée.
Un tiers des BMW vendues en France sont électriques
Sur 87 206 immatriculations réalisées par BMW et MINI en 2025, 28 361 étaient des électriques et 12 935 des hybrides rechargeables. L’essence et le diesel ne tiennent plus la majorité que de justesse.
Le X1 est le modèle le plus immatriculé de la marque dans l’Hexagone, devant la Série 1 et le X2. Le groupe affiche une hausse de 0,6 %, mais elle tient à MINI, qui bondit de près de 35 %. La marque BMW seule recule.
L’iX3 porte cette bascule. Sa version 40 embarque 82,6 kWh utiles, annonce 565 à 637 km en cycle mixte, accepte 400 kW en courant continu et passe de 10 à 80 % en 21 minutes. Très peu de voitures encaissent une telle puissance de charge aujourd’hui.
Le rappel du refroidisseur EGR concerne encore 10 000 voitures en France
C’est le dossier noir de la marque, et il dure depuis fin 2018. Le refroidisseur des gaz d’échappement recyclés se fissure, laisse passer du liquide de refroidissement vers l’admission, où le mélange de glycol, de suie et d’huile forme un dépôt qui peut s’enflammer. Des voitures ont brûlé.
Le parc français compte 50 244 diesels concernés, dont près de 20 % n’ont toujours pas été réparés. Les moteurs visés ont été produits entre juillet 2014 et février 2020, sur les Séries 1 à 5 ainsi que sur les X3 et X4. Hors campagne de rappel, la facture dépasse 1 200 €.
Nous déconseillons d’acheter un diesel BMW de cette période sans avoir fait passer son numéro de série à un concessionnaire. Depuis 2026, le contrôle technique signale les rappels constructeur non effectués quand l’information remonte dans la base nationale, ce qui donne un second filet de sécurité. Il ne dispense pas de la vérification.
Une BMW coûte encore de l’argent après la signature
La garantie constructeur couvre deux ans. L’étendre à cinq se paie, et le tarif grimpe vite avec le modèle : 1 992 € sur une Série 1, 2 280 € sur une Série 3, 2 664 € sur un iX. L’extension doit être souscrite dans les trois mois suivant l’immatriculation, faute de quoi elle n’est plus proposée.
L’entretien suit la même pente. Un contrat trois ans et 40 000 km revient à 541 € sur une Série 1, à 560 € sur une Série 3 essence, mais à 649 € sur une 318d ou une 320d. Sur cinq ans et 100 000 km, l’écart entre les deux motorisations de Série 3 atteint 413 €.
S’ajoute depuis janvier 2026 la taxe sur la masse : 10 € par kilogramme au-delà de 1 500 kg, avec un barème progressif ensuite. Un X3 diesel affiche 1 965 kg à vide, soit 465 kg au-dessus du seuil. Les électriques en sont exemptées, ce qui explique une partie de l’inversion de prix constatée sur le X1.
Face à Audi et à Mercedes, BMW garde la propulsion
| BMW | Audi | Mercedes | |
|---|---|---|---|
| Immatriculations en France en 2025 | 60 903 | 48 756 | environ 45 000 |
| Tendance sur un an | en repli | hausse de 1,8 % | baisse de 12 % |
| Berlines moyennes | roues arrière motrices | roues avant motrices | roues arrière motrices |
BMW garde la première place en volume, avec 12 000 voitures d’avance sur Audi. La différence technique tient à l’architecture : les Séries 3, 4 et 5 poussent par les roues arrière, comme les Classe C et E de Mercedes, quand Audi construit ses compactes et ses berlines moyennes sur des bases à roues avant motrices. Les amateurs de la marque reprochent d’ailleurs à BMW d’avoir lâché sur ce terrain : la Série 1 est passée en traction en 2019, et le X1 comme la Série 2 Active Tourer suivent la même logique.
Ces volumes restent petits face à ceux d’un Renault ou d’un Volkswagen. Sur les 1 632 154 voitures particulières neuves immatriculées en France en 2025, les trois allemands du haut de gamme pèsent ensemble moins de 10 %.