Citroën vend des voitures généralistes au tarif le plus bas de son groupe, avec le confort de roulage pour argument principal. La marque appartient à Stellantis, aux côtés de Peugeot, Opel, DS, Fiat et Jeep, et occupe dans cet ensemble le rôle de l’entrée de grille. En 2025, elle a immatriculé 158 763 véhicules en France, soit 8 % du marché et la troisième place toutes catégories. La C3 pèse à elle seule 61 941 de ces immatriculations.
| Ce que c’est | constructeur automobile généraliste français |
| Fondé en | 1919, par André Citroën |
| Propriétaire | Stellantis |
| France 2025 | 158 763 immatriculations, 8,0 % du marché, 3e rang |
| Électrique | 3e marque du pays, 8,1 % du marché |
| Catalogue | de 8 190 € à 46 290 € |
Le nom Citroën prend un tréma, et il vient du néerlandais
L’erreur la plus fréquente déplace le tréma sur le o. On lit « Citröen » dans les petites annonces, parfois « Citroen » tout court, et personne ne relève jamais.
La graphie exacte reste Citroën, deux points sur le e.
Ce tréma n’est pas décoratif. L’arrière-grand-père d’André Citroën vendait des agrumes aux Pays-Bas et s’appelait Limoenman, l’homme au citron, nom devenu Citroen au fil des générations puisque le mot signifie citron en néerlandais. Sans tréma, un Français lit « oi » ou une finale nasale. André Citroën a donc ajouté les deux points au moment de son inscription au lycée Condorcet pour qu’on prononce son nom en trois temps, si-tro-ène.
Les deux chevrons du logo viennent d’ailleurs : ce sont des dents d’engrenage en V, procédé que le jeune ingénieur avait vu en Pologne et exploité bien avant de fabriquer des voitures. D’où le surnom de « marque aux chevrons ».
Sept modèles au catalogue, de 8 190 € à plus de 46 000 €
La grille se lit en deux entrées : la motorisation, puis la finition. Trois niveaux seulement : YOU, PLUS et MAX. Ils portent les mêmes noms d’un modèle à l’autre et se suivent d’environ 2 000 € en 2 000 €, si bien qu’un prix d’appel désigne toujours un YOU équipé du moteur le plus modeste.
| Modèle | Ce que c’est | Prix d’entrée |
|---|---|---|
| Ami | quadricycle électrique bridé à 45 km/h, dès 14 ans | 8 190 € |
| C3 | citadine essence, hybride ou électrique | 15 990 € |
| C3 Aircross | SUV compact, 5 ou 7 places | 19 990 € |
| C4 | berline compacte hybride ou électrique | 29 800 € |
| C5 Aircross | SUV familial, jusqu’à 210 ch électriques | 34 990 € |
| Berlingo | ludospace 5 ou 7 places | 26 150 € |
| Jumper | grand fourgon, 10 à 17 m³ | 37 700 € HT |
L’Ami tient à part : sans permis B, il se conduit dès 14 ans avec le permis AM, plafonne à 45 km/h et annonce 75 km d’autonomie homologuée, plutôt 55 à 60 km en usage réel. Un objet urbain, pas une petite voiture.
Le prix affiché n’est pas celui que vous payez
Deux mécanismes fiscaux déforment la grille dans des sens opposés. Le malus s’ajoute au ticket d’une essence ou d’un diesel ; la prime versée au titre des certificats d’économie d’énergie se retranche de celui d’une électrique, entre 340 € et 6 100 € selon les revenus et le modèle.
Le C3 Aircross essence 100 ch s’affiche à 19 990 €, mais son malus atteint 1 386 €. L’hybride 110 ch, annoncé 3 000 € plus cher, n’en supporte que 260. L’écart réel tombe sous 1 900 €, et l’arbitrage entre les deux ne se pose plus dans les mêmes termes une fois cette ligne intégrée au financement.
Sur le Berlingo essence, ce malus dépasse 2 500 €.
La ë-C3 à 19 990 € abandonne la suspension qui fait la marque
C’est la version d’appel électrique, celle qui porte l’argument publicitaire, et la seule du catalogue à laquelle Citroën refuse la suspension Advanced Comfort à butées hydrauliques. Elle perd aussi la recharge rapide en courant continu à 100 kW, le frein de stationnement électrique et l’accoudoir central avant. Son autonomie annoncée s’arrête à 200 km contre 320 km pour la version au-dessus, facturée 23 450 €.
La voiture qui affiche le prix d’appel est donc celle qui ne roule pas comme une Citroën.
Nous déconseillons cette version à quiconque sort de la ville plus d’une fois par mois : les 3 450 € d’écart achètent 120 km d’autonomie, la recharge rapide, et le comportement routier qui justifie d’acheter cette marque plutôt qu’une autre.
Le 1.2 PureTech et les airbags Takata restent au dossier
Le trois-cylindres 1.2 PureTech équipe une grande partie du parc récent et sa courroie de distribution baigne dans l’huile moteur. Diluée par le carburant, cette huile abrase la courroie, dont les débris finissent par boucher la crépine de pompe et priver le moteur de pression. La casse suit. Depuis mars 2024, Stellantis couvre la réparation jusqu’à dix ans ou 175 000 km sur les véhicules produits jusqu’au 20 juin 2022, C1, C3, C3 Picasso, C3 Aircross, C4, C4 Cactus, C4 Picasso, C5 Aircross et Berlingo compris.
Second dossier, plus grave : les airbags Takata. En février 2025, la marque a imposé l’arrêt de circulation à 237 500 C3 et DS3 produites entre 2008 et 2013, après une première campagne dans le sud du pays. Le rappel a ensuite été étendu aux exemplaires de 2014 à 2019, soit 441 000 voitures en Europe dont 82 000 en France.
Le service après-vente porte la trace de ces épisodes. Dans l’enquête annuelle de Mobilians auprès de 298 responsables de concessions, Citroën obtient 4,28 sur 10 sur l’efficacité de sa garantie et se classe 17e sur 30 marques. C’est mieux que l’année précédente, et toujours sous la moyenne du secteur.
Ce que vaut une Citroën face à une Peugeot ou à une Dacia
| Citroën | Peugeot | Dacia | |
|---|---|---|---|
| Positionnement | prix bas, confort de suspension | montée en gamme, poste de conduite | prix plancher, équipement compté |
| Base technique | plateformes Stellantis | plateformes Stellantis | plateformes Renault |
| Moteur 1.2 PureTech | concerné | concerné | non concerné |
| Garantie, note des concessionnaires 2025 | 4,28/10 | 5,00/10 | 6,58/10 |
Peugeot vend le même châssis quelques milliers d’euros plus cher et le fait passer par la finition et la planche de bord. Dacia attaque par le dessous, sans jamais promettre autre chose que le prix. Citroën tient l’espace du milieu : mieux équipée qu’une Dacia, moins bien finie qu’une Peugeot, franchement plus souple que les deux sur mauvais revêtement.
La facture arrive à la revente. Une Citroën perd environ 40 % de sa valeur en trois ans, et la réputation du PureTech pèse sur les cotes du parc 2014-2022. Si vous achetez d’occasion, cette décote joue pour vous, à condition d’exiger la facture de courroie : sur le réseau d’occasion de Stellantis comme chez un particulier, c’est le premier document à réclamer. Neuf, c’est la principale raison de préférer une Renault à équipement comparable.